Historique

Origines
Le nom de Céroux vient du latin sicum rodium (essarts sec).
Quant à Mousty, il provient de l'ancien terme Moustier (église).

Ce village fut occupé dès l'âge du Néolithique (5000 AJC) et l'on a retrouvé des vestiges de construction gallo-romaines, ainsi que des sépultures à incinération du premier siècle.
Dès le Moyen Age, les terres sont partagées entre plusieurs seigneuries dont la plus célèbre est celle de Moriensart.
Cette tour sarrasine contient une maison forte classée en 1952.
Les abbayes tutélaires d'Aywieres et d'Affligem percevaient des dîmes à Céroux et Mousty.
Au XIX siècle, plusieures entreprises y sont actives: filatures, papeteries, mégisseries.

Eglise Notre-Dame du Bon Secours de Céroux
Cette église du style néo-gothique (1848) habrite un maitre-autel et du mobilier très intéressant.
Eglise Notre-Dame de Mousty
Eglise de style roman ottonien, datant du XI siècle, elle fut érigée sur les ruines d'une villa gallo-romaine.
Des modifications furent apportées durant le XVII et XVIII siècle afin de dégager la crypte en 1969.
Elle abrite les orgues des frères Gheude (1860) d'une excellente facture, ainsi qu'une Mise au Tombeau de Constantin Meunier et à l'extérieur un Christ-aux-Outranges.

Ferme de Spangen à Mousty
Ce manoir fortifié, accosté de dépendances datant du XVIII et XIX siècle, dispose à coté de son entrée de la chapelle Notre-Dame des Fièvres (1743).
Ferme du Moulin (1847)
Ce moulin à eau est aujourd'hui converti en centre équestre.

Chapelle St.Antoine de Ferrières (1906)
Chapelle Notre-Dame de Halle

Tour de Moriensart
Cette architecture militaire, datant du XIII siècle, est percée de fenêtres geminées et d'archères.
Elle fut bâtie par les premiers seigneurs de Limal nommé Moureau ou Morel d'où est venu le nom de Mouriensart.
Aujourd'hui cette tour a pris le nom de Moriensart suite à la présence de Gertrude de Moriauzarth qui fit bâtir la première chapelle de l'abbaye de Villers.
Durant la bataille de Waterloo, la tour servit de poste d'observation.

Commune libre de Céroux
Suite à la fusion des différentes Communes, regroupées au sein de la Commune d'Ottignies Louvain-La-Neuve, Céroux sera proclamée Commune libre.
Cette appelation, bien plus qu'affirmer l'indépendance du village, vise à préserver son caractere rural et son attachement aux produits du terroir.
Dès 1983, Céroux sera d'ailleurs liée à la Commune libre de Montmartre et plus tard à la Commune de Petrova en Roumanie.

La grand-place de Céroux
La plus grande du Brabant Wallon, de forme triangulaire, dont les sommets ont servi au Moyen Age de ligne de partage des terres soumises à l'assolement triennal.

Folklore: Les géants

  • Fine de Siroux, née agricultrice le 10 septembre 1989, évoque le caractère rural du village.
    Elle s'est mariée le 30 mai 1993 avec le géant "Tave de Stimont" d'Ottignies.
  • Jean-Joseph le Briquetier, créé en 1990 et époux de Charlotte, rappel la présence d'ancienne briqueteries aux lieux-dits Bon-Air et Boisettes.
  • Tintin dont le célèbre papa vécut à Céroux, fût immortalisé par la rue Hergé.

    [source: "Brabant au fil des jours et des saisons", Editions de l'A.R.C 1991]

    Autres liens
    Le bois de Lauzelle